vendredi 27 avril 2012

Les Manouches en Floride 3

Après les intenses moments de St-Petersburg nous reprenons la route le long du Golfe du Mexique.  Nous visons remonter jusqu’à Crystal River car nous souhaitons revoir des lamantins dans des conditions plus intéressantes que celles des précédentes rencontres.
Les lamantins sont des mammifères marins herbivores aux allures débonnaires qui ont besoin d’une eaux d’au moins 20°C.  L’hiver ils se regroupent donc près des sources d’eaux (douce ou salée) ayant au moins cette température et des plantes aquatiques en abondance car ils bouffent 10% de leur poids (de 1000 à 1500 livres) quotidiennement.  Dans la région où nous sommes il y a Homosassa Wildlife State Park  et Crystal River  qui offre de telles conditions.
Ayant un peu de temps devant nous, avant notre rendez-vous d’Orlando, nous nous arrêtons deux nuits à Palm Harbor question de nous reposer un peu et de faire quelques courses.  Je réalise que le nomadisme a des exigences particulières que notre manque d’expérience ne nous a pas permis d’intégrer dans la planification de la présente escapade de 6 semaines.
La pause terminée nous nous dirigeons donc vers les lamantins à  l’Homosassa Wildlife State Park.  Ce parc de l’État de Floride tient plus du jardin zoologique que de la réserve faunique.  D’ailleurs pour ceux et celles intéressés à découvrir la faune  sauvage floridienne à petit prix (13$) et un minimum d’effort c’est, selon moi, le meilleur endroit parmi ceux que nous avons déjà visités.  Les lamantins sont bel et bien là dans la fameuse source qui fait près de 30 mètres de diamètre et une dizaine de mètres de profondeur.  L’eau est cristalline et un observatoire sous-marin a été installé par les autorités du parc.  Il est donc très facile de les voir et de les photographier.  Les quatre lamantins présents sont artificiellement maintenus sur place grâce à quelques centaines de livres de laitues romaines par jour.  Chouettes, cerfs, grand Duc, loup rouge, panthère et alligators complètent la ménagerie.  Il y a aussi Monsieur Lu, un intrus, que vous pourrez découvrir sur les photos.
À Crystal River,  où il est possible d’aller faire de la plongée en apnée avec les lamantins,  nous ratons d’une heure, par manque d’information, le seul départ de la journée.  Penaud nous nous rabattons sur une visite du Crystal River Archaeological State Park qui présente des tumulus funéraires et de nombreux artefacts des diverses tributs amérindiennes s’y étant installées au cours des nombreux siècles durant lesquels les lieux ont été habités.  Intéressant mais quand même beaucoup moins excitant que la plongée avec les lamantins.  Nous nous consolons par un après-midi à la plage.  Nous nous croirions sur le bord d’un lac tellement les eaux du Golfe du Mexique sont beaucoup plus calme que celles de l’Atlantique.
Notre rendez-vous d’Orlando est, vous l’aurez deviné, un rendez-vous avec le «merveilleux monde» de Disney.  Je vous épargne la narration de ces trois jours.  Ceux qui connaissent savent de quoi il est question et, pour les autres, et bien je vous laisse la surprise pour le jour où vous irez.  Mais prenez soins de planifier votre budget car il n’y a pas que le monde de M. Disney qui est merveilleux les prix le sont aussi.
La Manouche étant insatiable elle se prend une journée complète à Universal Studios.  Elle a un faible pour Harry Potter, par la bave du crapaud que je sois vengé, cet adolescent glabre au destin messianique et pour un certain Spiderman, là encore je ne comprend pas ce qu’elle trouve à ce mec, elle qui déteste les araignées??  Cependant elle évite la testostérone de Hulk et de son manège??  Cela me confond dans une profonde perplexité alors je lave les vitres de l’Escampette en tentant de résoudre ce mystère.  Ce sera une gaffe monumentale car dès l’après-midi il se met à pleuvoir.
 Après discussion nous décidons d’aller terminer le voyage à Fort Clinch State Park à Fernandina Beach à la frontière de la Georgie.  Le trajet se passe sous la pluie, quelques fois diluvienne, mais nous découvrons, au sec, un très beau parc qui offre deux boucles de camping différentes.  L’une, plus déboisée et aux sites plus exigus, du côté de la plage et un autre au couvert forestier dense et aux sites un peu plus grands du côté de la rivière Amelia.
Le quartier historique de Fernandina Beach est un très joli petit village qui se visite aussi bien à pied qu’à vélo.  Même s’il est toujours risqué de vouloir caractériser en quelques mots un endroit je dirais que c’est un mélange de Key West et de St-Augustine.  Mais beaucoup plus calme et paisible, du moins lors de notre passage.  J’aime ces endroits où l’on a le sentiment de pouvoir observer la vie locale plutôt que d’être absorbé par une tornade de touristes. 
Nous souperons à bord de l’Escampette car la pluie vient de nous rattraper et elle sera là, par intermittence, jusqu’à notre départ le lendemain.
Nous amorçons notre remontée vers le Québec sous la pluie.  Chemin faisant je décide de faire un arrêt à South of the border pour présenter la crème du kitch à la Manouche.  Malgré que nous soyons en Caroline du Sud le mercure a étrangement plongé.
Pluie et froid nous accompagnerons jusqu’au Québec.  Je regrette vraiment d’avoir lavé les vitres.
Vous vous rappelez sûrement que j’avais prévu utiliser le chauffage de l’Escampette  la première nuit suivant notre départ mais que cela n’avait pas été nécessaire tellement le temps était doux.  La température est féminine, changeante et imprévisible, car 6 semaines plus tard c’est deux nuits où il nous fallu chauffer.  Même, pour s’assurer que nous avions bien compris sous quelle latitude nous naviguons, elle nous paya quelques brèves averses de neiges dans les Adirondack.  WOUACH!
Montréal
26 avril 2012

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