ON THE ROAD AGAIN
Voilà c’est reparti ! Encore cette année nous faisons notre escapade hivernale dans le sud états-uniens. Six semaines sur la route pour découvrir un autre coin chaud (relativement) des États-Unis. Merci amis lecteurs d’être de retour sur ce blogue pour suivre les aventures de l’Escampette.
Aventure est probablement un terme un peu fort. Elles sont bien loin les années Bob Morane. Lui et son ami Bill Ballantine vivaient de véritables; aventures trépidantes à souhait et remplies de rebondissements et de grand risques. Aujourd’hui mon gros ami le rouquin n’oserait plus s’afficher en première de couverture comme il le faisait fièrement à l’époque et ma gueule, même en quatrième de couverture laisserait le lecteur dubitatif sur l’intérêt de mes aventures. Les «Aventures de l’Escampette» c’est plus modestement un mélange de découverte de nouveaux coins avec les petites vicissitudes de la vie quotidienne de deux voyageurs. Cette année notre choix s’est arrêté sur la Louisiane.
La Louisiane, alternera longtemps entre la domination française ou espagnole. Finalement elle sera vendue aux États-unis par Napoléon en 1803. Ce dernier, semble-t-il espérait ainsi obtenir l’appui de États-Unis dans sa tentative d’imposer un blocus complet à l’Angleterre.
La Louisiane abrite, parait-il, une société qui, par son style de vie et son attitude face à l’existence, se démarque, encore aujourd’hui, de la société états-uniennes telle que nous la connaissons. Nous aurons donc l’occasion d’examiner cela de plus près.
Notre périple ne se limitera pas à la Louisiane. En effet les Manouches ont décidé d’englober ce point central dans le thème plus large du Sud des plantations dont la prospérité reposait sur le travail acharné des esclaves. Nous amorcerons donc par la visite de Charleston, Beaufort et Savannah, question de se mettre dans l’ambiance de l’époque révolue des riches plantations du sud, puis la Louisiane, plat de résistance, pour finalement prendre le chemin du retour en traversant le Mississippi pays du blues et d’Elvis.
CAP AU SUD
Cette année nous avons choisi de passer par la 401 pour aller chercher directement la I 81. C’est au petit matin de la St-Valentin que nous larguons les amarres et hissons les voiles.
Première surprise, dès Binghamton (NY) l’hiver doit se battre bec et ongles pour tenter de sauver ses derniers lambeaux. La température est encore très fraîche mais la neige plutôt rare et clairsemée. Moi qui croyait, naïvement je le reconnais, qu’il y avait autant de neige dans le nord de l’état de New-York que chez nous. Il semble que non à moins que ce ne soit une saison exceptionnelle par rapport au moyenne.
Comme l’an dernier nous filons, pour notre première nuit, vers la ville de Winchester en Virginie. Juste par son nom cette ville nous permet de plonger dans l’atmosphère «Far West» si chère à nos voisins qui collectionnent les armes comme d’autres collectionnent les papillons. Le Connecticut n’est pas près de là où nous nous trouvons mais Newtown oui. Les images des reportages sont encore là à fleur de peau. J’entend encore la conférence de presse de la NRA. Du délire pur et dire que ce n’est même pas recensé dans le DSM. Fichtre!
Pour l’heure le 10°C de fin d’après-midi est très agréable au coeur des Manouches. La nuit cependant sera beaucoup plus fraiche et humide ce qui m’obligera à démarrer le chauffage au milieu de la nuit. Même si c’est la nuit de la St-Valentin, semble bien que deux corps, tout amoureux soient-ils, ne suffisent pas à maintenir une température agréable dans l’Escampette.
Le lendemain, dès le téléphone réactivé (la veille j’avais passé plus d’une heure avec le commis de Walmart a tenter de mettre la main sur un représentant de la compagnie de téléphone apte à faire l’opération mais sans succès) nous cavalons sur le bitume en direction de la Caroline du Sud.
C’est avec bonheur et beaucoup de plaisir que je retrouve le Little Pee Dee State Park où nous avions passé quelques jours à l’été 2010. Ce parc d’État, situé près de la frontière avec la Caroline du Nord à environ une demie heure à l’est de la I 95 est minuscule. Je n’en connais pas de plus petit. Ce petit parc me semble mésestimé. Certes sa localisation dans une pinède perdue au milieu de la ruralité caroliniène ne correspond pas aux fantasmes de plage et d’océan sous le soleil des nordiques que nous sommes mais à 17$/jr deux services inclus il nous plonge dans un atmosphère de camping en forêt des plus agréable et à petit prix. Nous y resterons deux nuits question de pouvoir remettre l’Escampette en «mode été» et de lui faire une petite toilette.
À l’arrivée nous étions fort heureux de pouvoir lire un 16°C au tableau de bord de l’Escampette. Ce n’est pas très chaud mais c’est déjà suffisant pour vous détendre le steak. Malheureusement, sans le savoir, nous avions tiré l’hiver derrière nous car le lendemain matin un mauvais vent du nord soufflait le mercure à 3°C accompagné de pluie et de grésil en fin d’après-midi. C’est le dimanche matin au levé que l’assommoir nous frappa. Près de 1 cm de neige glacée recouvrait la table de pique-nique et un mince filet blanchissait les feuilles mortes au sol. Le plus surréaliste de cette matinée conçue pour nous narguer fut de voir des palmiers enneigés. Là notre candide rêverie nordique en prend pour son rhume.
Le coin du Houblonneux
Essayé la Torpedo de la Brasserie Sierra Nevada de Californie (pas très locale j’en conviens). C’est une Ale extra IPA. Donc une bière avec une bonne dose d’amertume comme j’aime. Arôme d’agrume et de pin. Le houblon états-uniens lui conférant un caractère herbacé. Elle est bien ronde en bouche et la finale est des plus persistante.
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