lundi 7 juillet 2014

Homer - Anchorage

HOMER - ANCHORAGE

Avec deux saumons en poche et quelques bonnes photos de pygargue à tête blanche dans nos caméras nous quittons Homer le coeur léger.  La frénésie saumonière nous ayant fait inverser notre programme nous ferons nos sauts de puce en remontant vers Anchorage.

Premier arrêt à Ninilchik qui est un petit village de confession orthodoxe russe.  Il est situé dans une petite baie encaissée dans les montagnes avec sa petite église de bois perchée sur une colline.  Minuscule et très pauvre il nous faut à peine trois tours de roues pour le visiter.  Cela est même un peu triste à voir.

Le lendemain notre saut de puce nous conduit d’abord à Clam Gulch réputé pour ses palourdes.  Ce fut une erreur de se fier au guide touristique car justement le site est tellement populaire qu’il devient difficile d’y trouver des palourdes.  Je ne crois pas que se soit tant les touristes qui vident la plage que les locaux qui semble raffoler du produit.  À quatre et en pêchant près de 2 heures et demie nous ne revenons qu’avec deux palourdes couteaux (nous avons brisé la coquille de deux autres en creusant) et 6 bigorneaux. Pour clôturer cette pêche je me suis fait interpeller par un Ranger qui vérifia le contenu de mon seaux et la validité de mon permis de pêche.  Par chance la Manouche, qui était équipée d’une pelle, d’un seaux mais sans permis de pêche était déjà rentrée à l’Escampette avant que le Ranger ne débarque dans le sentier conduisant à la plage. 

Pour rester dans l’esprit de la pêche notre dernière destination du jour est sur les bords du Skilak Lake à une centaine de kilomètres de Ninilchik.  Nous trouvons deux beaux sites juste au bord de l’eau au Upper Skilak Lake Campground.  Ce lac est alimenté par le fleuve Kenai.  Ses eaux sont donc turquoise lorsque le soleil est de la partie. Nous y consacrons quelques heures à pêcher près d’un ruisseau qui se jette dans le lac.  Malheureusement, malgré notre bonne volonté, nous n’obtiendrons aucun résultat.

Étant à près de 3 milles de la grande route, c’est très tranquille et le camping est peu fréquenté par les pêcheurs qui semblent préférer le Lower Skilak Campground.  Même si la route y conduisant est en terre battue le camping lui est complètement pavé incluant les sites.  La tranquillité des lieux, la beauté du lac et le plaisir de la pêche font que le temps suspend son vol et que nous oublions durant quelques instants notre condition de voyageurs.

La réalité nous rattrape le lendemain midi car nous avons un petit déplacement à faire afin de nous rapprocher de la fameuse Russian River où la fièvre du saumon sévit.  Les campings de State Park affichent encore complet.  Nous devons nous éloigner un peu pour enfin trouver des places au Quartz Creek Campground ,superbe paysage d’ailleurs,  C’est de là que nous partirons demain pour aller à l’embouchure de la Russian.

Est-il besoin de vous dire que nous sommes debout tôt afin d’avoir des places dans le stationnement donnant accès aux berges du fleuve Kenai  là où la Russian se jette.  Il y a du saumon là, ça nous ne pouvons en douter, car les berges sont jonchées de carcasses auxquelles ils manquent les filets.  Encore là après plus de deux heures d’effort nous ne réussissons à attraper que des carcasses qui dérivent dans les eaux vives du Kenai et des pieds gelés.  Par chance il fait très beau et la Manouche et Carole sont confortablement assises sur la berge avec de bons livres. 
En milieu d’après-midi nous arrivons à Anchorage et bifurquons vers le Zoo.  Le zoo est très correct et c’est là que nous verrons notre premier grizzly vivant.  Mais ce qui est le plus intéressant dans ce zoo c’est sa naissance.

En effet il est né  d’une «bizarrerie» de l’histoire.  En 1966 la compagnie de papier Crown-Zellerbach organise un concours qui annonçait «Gagnez 3 000$ en argent comptant ou un bébé éléphant».  Le tout Anchorage fut stupéfait d’apprendre que le gagnant réclama l’éléphanteau.  C’est ainsi qu’un beau matin Annabelle arriva d’Asie et fut adoptée par une dame Seawell qui devant l’engouement des gens pour l’éléphant décida d’ouvrir un zoo.  Encore aujourd’hui c’est le seul zoo d’Alaska.


Le lendemain matin nous quittons le tristounet camping municipal en direction de l’Alaska Native Heritage Center.  Ce centre a été mis sur pied par les 11 peuples amérindiens qui occupaient le territoire avant l’arrivée des européens.  C’est le plus grand en incluant la visite extérieure et, selon moi, le plus intéressant à visiter.  Ce n’est pas un musée mais un centre où des représentants des différents peuples informent les visiteurs et les familiarisent avec les traditions et la culture ancestrale.

C’est certes une culture en déclin mais encore vivante car les amérindiens du nord-ouest du continent étaient beaucoup plus avancés techniquement que ceux du nord-est.  Cette maîtrise   de technique couplée à l’abondance des ressources permirent aux populations de s’accroître de façon plus significative.  Ils sont donc encore très nombreux dans la population Alaskienne.

Le centre offre aussi la possibilité de visiter des habitations typiques de chacun des peuples.  Des maisons ensevelies sous terre mais munies d’un puit de lumière ,des peuples du grand nord jusqu’au magnifique maison en bois équarrie et ornée de totem des peuples Haïdas, Tlingit et Tamshian du sud-est en passant par le camp de bois rond des Athabascan de la partie centrale.  Le Centre nous offre aussi la possibilité d’assister à des danses et chants traditionnels avec explications sur le sens des différents mouvements ainsi qu’à des démonstration de jeux auxquels les gens s’occupaient durant les mois d’hiver.

L’Alaska Native Heritage Center est, selon moi, à visiter car il nous familiarise de façon vivante à la culture (au sens du mode de vie) et c’est un très bon complément au Musée d’Anchorage où l’on découvre, via les artéfacts, les différentes technologies inventées pour assurer et améliorer les conditions de la survie.  

Nous poursuivons notre périple en nous dirigeant vers le Musée de l’aviation où nous passons une bonne partie de l’après-midi.

Le musée retrace l’histoire du développement des liaisons aériennes en Alaska.  Il met en évidence le travail des pionniers qui au commande de leur minuscule mono-moteur ont défié, quelquefois au prix de leur vie, les montagnes et le climat pour assurer la liaison entre les petites communautés vivant loin de l’infrastructure routière.

Encore aujourd’hui les petites compagnies aériennes d’avion de brousse sont très nombreuses en Alaska et les héros de l’industrie sont les pilotes de brousse.  Même les particuliers, qui sont quelques peu argentés, possèdent souvent un petit avion monté sur roues, skis ou flotteurs.



Le coin  du Houblonneux

Je ne peux m’empêcher, pour la présente chronique, de commencer, à tout seigneur tout honneur, par la Brasserie Midnight Sun qui, d’une bière à l’autre, n’arrête pas les belles et bonnes surprises.  

Allons y d’abord avec la  Monk’s Mistress qui est une Ale foncée de type Belge.  Belle robe brune, belle mousse et nez captivant elle tapisse agréablement la bouche dans tout les «racoins».  Bien équilibrée avec du corps et de la longueur elle est enlaçante.  Si ç’avait été une blonde je l’aurais appelé Claudia Shiffer. 

La deuxième est la XXX Black Double IPA. Elle est bien noire avec un mélange chocolat café caractéristique et une belle amertume.  Elle aussi a une belle structure et une bonne longueur en bouche.  Personnellement cependant je n’aurais pas mis le mot «double» dans son nom.  Selon moi pour avoir droit de se qualifier de «double» il faut afficher un indice IBU plus élevé. Je termine la présente chronique par la Beaver Tail Blonde Ale de la Brasserie Kassik, situé à Kenai.  C’est jusqu’à maintenant la seule bière que j’ai pu trouver de cette brasserie.  Je trouve difficile de rendre justice aux blondes ou aux blanches dans un contexte de température fraîche, pour ne pas dire très fraîche, (les matins de 4 à 6°C ne sont pas rares).  La Beaver Tail est une blonde de belle tradition.  Bien faite avec un équilibre entre l’acidité rafraîchissante, le malt sucré et l’amertume légère.  Comme pour la Summer de la Brasserie Alaskan elle m’aurait procuré plus de plaisir par 30°C.

D’ailleurs parlant de la Summer j’aurais besoin des services d’un recherchiste. En lisant plus attentivement l’étiquette j’y ai trouvé que c’était une «KÖLSCH style Ale».  Donc si quelqu’un peut m’éclairer sur ce qu’est une «kölsch» j’apprécierais. 

Le coin du Technophile

Essence utilisée depuis le départ : 1 182 L
Km parcourus depuis le départ : 8 656 Km
Vitesse moyenne enregistrée : 62 Km/h
Consommation moyenne : 13,6 L/100 Km



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