Biiiiip! Biiiip! Biiiip! Biiiiip!
-Ah, ouash, qu’osse cé ça? Ah ouin pas déjà.
- Tu dis?
- Dors mon poussin, c’est juste le réveil.
- Pas déjà 4 heures!
- Ben oui, déjà.
- Ayoye!
Voilà à quoi ressemble un départ planifié très tôt le matin. Tout est gommeux et grumeleux. Le cerveau encore plus que la bouche. Mais le désagrément en vaut la chandelle. Partir pour l’Alaska et le Yukon ça n’arrive pas tous les jours alors hauts les coeurs vaillants.
Il y a du nouveau cette année. Une première pour l’Escampette. Il ne part pas seul pour ce long périple, un compagnon de voyage sera de la partie. Un couple d’amis, propriétaire d’un membre de la famille de l’Escampette, sera de l’aventure avec nous.
En fait c’est un peu à cause d’eux que nous faisons se voyage cette année. Les Manouches avaient prévus partir pour cette destination en 2013 mais, un petit fils nous étant promis pour le mois de mai, nous décidâmes de renvoyer le projet sur la tablette dans la pile 2015. L’invitation des amis brassa à nouveau les cartes du destin et nous voilà «ON THE ROAD AGAIN».
Encore une fois merci amis lecteurs d’être avec nous via ce blogue pour suivre les aventures de l’Escampette.
Pour les nouveaux venus les «Aventures de l’Escampette» c’est modestement un mélange de découverte de nouveaux coins avec les petites vicissitudes de la vie quotidienne des Manouches.
Les voiles sont levées et nous larguons les amarres le 21 mai à 5h30 le matin avec comme première destination le Herb’s Travel Plaza le long de la 417 pour y rejoindre nos amis qui arrivent tout sourire quelques minutes après nous.
LES MANGE BITUME
L’Alaska et le Yukon ce n’est pas la porte à côté. Nous devrons donc avaler du bitume à profusion durant les 5 premiers jours. Près de 4 000 Km! C’est vous dire que les premières journées seront davantage remplies d’ankyloses aux jambes et au postérieur que de découvertes et de surprises.
Notre première destination est Sault- Ste-Marie au Michigan. Cela met derrière nous les premiers 1 000 Km. Puis nous poursuivons vers l’ouest en longeant le sud du lac Supérieur. Une journée de route pour passer de son extrémité est à son extrémité ouest. Tellement long qu’il faudrait, selon moi, trouver un autre mot que «lac» pour désigner une telle masse d’eau.
Nous quittons Sault -Ste-Marie dans la brume et le froid et nous terminons la journée avec un 30°C et le gros soleil. Cela nous permet de prendre l’apéro et le souper dehors dans un County Park sur le bord du lac, où nous flânons un peu avant de nous rendre, pour la nuit, chez notre ami « Wally», dans une petite ville située à la frontière entre le Wisconsin et le Minnesota.
La belle température nous confronte à un petit défi imprévu. Ceux parmi vous qui avez ou songez à faire un voyage en Alaska savez déjà que l’une des préoccupations que nous avons est la conditions des routes alaskiennes et yukonnaises. Les roches dans le pare-brise ou le radiateur, les crevaisons ou les collisions avec les «costauds» de la faune sauvage préoccupent les esprits un certain temps. Or ne voilà tu pas que notre premier défi n’est pas l’installation d’une grille anti gravier ou d’un Bull Bar mais bien d’un simple moustiquaire. Le devant de nos camions deviennent de véritable serial killer d’insectes. Tant et si bien que nous devons laver nos pare-brises de une à deux fois par jour pour effacer les signatures éclatantes que les plus gros d’entre eux laissent lorsqu’ils fracassent nos vitres.
Durant la troisième journées nous traversons le Minnesota rejoignons le Dakota du Nord où nous bifurquons vers le nord-ouest en direction d’un patelin nommé Minot où nous irons humer les fragrances masculines d’un Flying J le temps d’une douche. Le doux ron-ron des moteurs diesel n’apaisant pas les coeurs de tous nous filons chez notre ami «Wally» pour la nuit.
La quatrième journée sera consacrée à rejoindre Moose Jaw avant de filer jusqu’à Medecine Hat. Malgré la fatigue la motivation est encore bonne car nous nous approchons de Banff que nous avons établi, comme première étape du voyage proprement dit.
Le coin du Houblonneux
Essayé la Creamy Dark de la Brasserie Jacob Leinenkugel installé à Chippawa Fall au Wisconsin. La brasserie fut fondée en 1867 et c’est la cinquième génération de la famille qui poursuit l’aventure brassicole.
Mon ami et moi nous attendions à une bière ayant du caractère, ce ne fut pas le cas. Malgré son nom je ne l’ai pas trouvé très crémeuse, à tout le moins si nous la comparons à la Kilkenny Irish cream Ale ou à la Guinness en fût. En ce qui concerne le Dark il faut l’interpréter comme signifiant foncé et non pas noir. Finalement c’est une brune foncé. Quoique supérieur aux bières de grandes brasseries elle était un peu trop aqueuse à mon goût. Les amateurs averti auront donc compris qu’elle est peu persistante en bouche. La Manouche a préféré se procurer la Berry Weiss de la même brasserie. Une bière aux baies tout à fait dans la palette de La Manouche. Si l’on aime le genre c’est une bière tout à fait correct. La Manouche l’aime bien et elle l’a préféré à certaines autres qu’elle avait précédemment dégustées. Même si je ne suis pas grand amateur de cette famille de bière je puis dire, l’ayant goûté, que j’ai apprécié l’équilibre entre le fruit et la bière. L’on perçoit le goût de la bière et celui des petits fruits.
L’autre bière dégustée le long de la route est une importation britannique. Il s’agit de la New Castle brown Ale. Déjà connu de mon palais, c’est une bonne brune goûteuse sans être à proprement parler une bière de dégustation. Relativement facile à boire elle n’en perd pas pour autant une bonne rondeur en bouche et une certaine persistance.
Le coin du Technophile
Voilà un ajout à cette chronique de voyage. Elle sera essentiellement composé de données techniques pouvant intéresser ceux et celles, parmi vous, qui songez à un voyage en Alaska. J’y inscrirai les kilomètres parcourus, l’essence consommée, la consommation au 100Km et éventuellement d’autres données à caractère technique susceptibles d’être utile aux futurs voyageurs.
Évidemment qui dit voyage en véhicule récréatif dit spécifications techniques du véhicule et de l’habitacle. Dans mon cas je roule un GMC Savanna 1500 équipé d’un moteur V8 de 5.3L. Le seul changement extérieur à la carrosserie est l’ajout d’un toit surélevé et d’un auvent. C’est données devraient vous permettre de transposer les informations à votre propre façon de voyager.
Pour le trajet Montréal/Banff
Essence utilisé depuis le départ : 516 Litres
Km parcouru depuis le départ : 3 755 Km
Vitesse moyenne enregistrée depuis le départ: 88,1 Km/h
Consommation moyenne depuis le départ: 13,7L/100Km
Le seul camping utilisé fut celui de Banff. Bivouac furtif pour toute les autres nuits. La consommation moyenne a fluctué durant le trajet. Elle était d’environ 13,5L/100Km au sortir du Dakota du Nord, puis elle a grimpé à 14,6 L/100Km entre Moose Jaw et Medecine Hat pour descendre jusqu’à Banff ceci malgré une conduite similaire de jour en jour.
Nous sommes bien contents d'avoir de vos nouvelles et surtout de voir qu'à part quelques «bibittes», tout se déroule bien.
RépondreSupprimerBonne continuation!